17octobre2018

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La CGI au Salon de la restauration collective organisé par RESTAU’CO

restau co SITELa CGI était présente le 11 avril au Salon de la restauration collective en gestion directe (Paris Porte de Versailles). Cette manifestation attire chaque année 5 000 visiteurs et 150 exposants.

A cette occasion des tables rondes étaient organisées pour mettre l’accent sur l’importance du secteur de la restauration collective après les États Généraux de l'Alimentation (EGA). Sujet d’actualité au moment où le gouvernement présente un projet de loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, et précise dans l’article 10 du PL EGA son ambition sur la restauration collective. Hugues POUZIN, Directeur général de la CGI, a participé à une table-ronde sur le thème : « L’achat responsable en restauration collective ». Etaient également présents : le Ministère de l’Agriculture, FNH (Fondation pour la Nature et l’Homme), GECO, COOP de France, INTERFEL et RESTAU’CO.

Lors de cette table-ronde, Hugues POUZIN a développé les points suivants :

1/ Rappel de l’importance de ce secteur à travers les chiffres du poids économique des grossistes dans l’approvisionnement de la restauration collective :

Au global, le Commerce de gros Agricole et Alimentaire représentent un CA de 172 Mrd € et 180 000 emplois dont les grossistes-livreurs qui assurent l’approvisionnement de la RHF à hauteur de 75% soit un CA de 16 Mrd €.

2/ Rappeler le rôle des grossistes vis-à-vis d’une commande publique responsable :

  •  Savoir-faire en termes de sourcing produit :

> Capacité à sourcer les produits demander par le marché - Bio et de proximité - (notamment l’acheteur public). Le grossiste cherche en permanence la nouveauté des produits et des modes de production. Ils doivent être capables de sentir les évolutions et les attentes du consommateur pour sourcer des produits capables d’y répondre

> Accompagner la relocalisation de certaines productions agricoles au moyen d’engagements contractuels (ex. relocalisation des productions de champignons en IDF ou accompagner la relocalisation d’une filière de porc de montagne en Savoie).

  • Assure la traçabilité et la sécurité sanitaire des produits notamment le respect de la Chaîne du froid
  • Implantation territoriale et implication dans des plans d’insertion sociale
  • Performance économique et environnementale de la logistique : à travers le regroupement de l’offre et la rationalisation des coûts financiers et environnementaux des opérations de livraison 

> capacité à livrer de petites quantités de produits (environ 100 Kg par « coup de frein » - c à d le stop de livraison dans le cadre d’une tournée de livraisons) à un grand nombre de points de restauration, au moyen de flottes de véhicules « propres »

  • Valorisation des partenariats avec des associations caritatives sur le don alimentaire : ces engagements sont intégrés dans le descriptif de la qualité de l’offre des grossistes auprès de la commande publique.

3/ L’ accompagnement d’une commande publique « responsable » nécessite de lever certains freins, que le projet de loi ne lève pas pour l’instant :

  • Retenir une définition de circuit-court qui permette d’inclure des acteurs économiques implantés dans les territoires comme le sont les grossistes.
  • Revaloriser les budgets consacrés à l’alimentation en restauration collective (part consacré à l’achat matière en restauration collective : 1,60e / repas). Cette réalité économique est incompatible avec les objectifs définis par le Gouvernement pour monter en gamme les repas servis en restauration collective.
  • Rendre obligatoire les clauses de révision de prix et les clauses de réexamen car la fixité des prix ou la mauvaise utilisation de ces outils constituent un frein à la valorisation des productions agricoles en restauration collective (ex. pénurie de beurre, crise portant sur les œufs, les augmentations subies sur le steak haché VBF)

En fil rouge sur le volet commande publique responsable : la problématique « prix » n’est pas traitée dans le PJL et la solution proposée par les pouvoirs publics, qui tient à la lutte contre le gaspillage, ne résoudra pas à elle seule cette problématique. Les entreprises savent bien de quoi il s’agit car elles sont engagées de longue date dans la lutte contre le gaspillage. Ce n’est pas « la » solution à une juste valorisation des produits dans la commande publique.

En conclusion, équilibrer les engagements sociétaux du Gouvernement en passe par des engagements économiques => la commande publique doit faire un effort financier (arbitrages budgétaires à faire).

Coordonnées

Confédération du Commerce de Gros
et International

18 rue des Pyramides
75001 Paris

Tél : 01 44 55 35 00
Fax : 01 42 86 01 83