29septembre2020

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Point de situation de rentrée avec le Ministère de l'Economie, des Finances et de la Relance - mercredi 2 septembre 2020

bandeau economie En présence de Bruno LE MAIRE, Agnès PANNIER-RUNACHER et Alain GRISET.

Cette rencontre de rentrée initiée par Bruno LE MAIRE a permis au Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance de présenter dans un premier temps les principaux aspects du plan de relance, puis de proposer aux fédérations de prendre la parole sur la conjoncture ou sur des points de vigilance à avoir sur certains dossiers.

 

1/ Plan de relance

Bruno Le Maire a dévoilé mercredi les détails du plan de relance de 100 milliards d’euros qui est censé ramener l’économie française à son niveau d’avant crise d’ici à 2022 et favoriser la création de 160 000 emplois l’an prochain.

Selon Bruno Le Maire, la dotation actuelle du plan de relance représente deux fois plus que ce qui a été engagé après la crise de 2008. Il n’y aurait pas d’équivalent actuellement en Europe. Si on met cet effort en rapport avec la richesse nationale, il se situe entre 4 à 4,5 points de PIB contre 3,7 % pour l’Allemagne.

Ce plan de relance s’articulera autour de 3 piliers différents :

  1. ECOLOGIE – 30 milliards d’euros pour la transition énergétique. Une partie de ces sommes, 7 milliards, ira à la rénovation énergétique des bâtiments. Le gouvernement promet également 4,7 milliards pour la SNCF (petite ligne de fret, train de nuit) et le développement de l’utilisation de l’hydrogène comme carburant pour les véhicules.
  2. COMPETITIVITE – Deuxième poste de dépenses, il est prévu 35 milliards destinés à baisser la fiscalité des entreprises, soutenir l’innovation et l’investissement dans les nouvelles technologies des entreprises et accompagner la relocalisation industrielle. La baisse des impôts de production, 20 milliards sur deux ans, concentre une grosse part de l’enveloppe. Elle bénéficiera, en premier lieu, à l’industrie (37% du gain) et au commerce (15%) et bénéficiera aux ETI à hauteur de 42%, aux TPE/PME à hauteur de 32% et aux grandes entreprises à hauteur de 15% du gain. S’y ajouteront 3 milliards pour renforcer les fonds propres des entreprises fragilisées par la crise et 1 milliard pour les investissements liés à l’innovation et à la relocalisation.
  3. COHESION –Troisième catégorie de dépenses, s’élevant à 35 milliards, elle concernera les territoires, les compétences et la solidarité. On retrouve notamment dans cette enveloppe les 6,5 milliards du plan « jeune pour l’emploi », les 6,6 milliards budgétés pour le chômage partiel ainsi que les 5,2 milliards d’aides aux collectivités locales et les 6 milliards d’investissements pour les hôpitaux liés au Ségur de la santé.

Pour accélérer le déboursement des crédits, Bruno Le Maire annonce que le gouvernement a créé un Comité de pilotage de la relance de façon à suivre, avec le Conseil interministériel, les montants engagés dès 2020 et rééquilibrer le montant des enveloppes en fonction de leur déboursement.

Le Ministre de l’économie et des finances et de la relance signale que l’exécutif accorde une place centrale aux entreprises de taille moyenne dans le plan de relance.

Le contenu du plan de relance tient compte des suggestions proposées par les différentes organisations professionnelles à l’occasion du travail entamé par la DGE aux mois d’avril et mai.

 

2/ Tour de table : point de conjoncture et points de vigilance :

Après cette présentation du plan de relance le Ministre de l’économie a souhaité donner la parole aux principales organisations professionnelles en proposant de faire un point sur la conjoncture et les dossiers en cours.

Ainsi, la CGI a pu présenter aux ministres, une synthèse des attentes des fédérations du commerce de gros remontées par l’enquête diligentée en début de semaine, dès que la date de la réunion a été connue.

Cette prise de parole s’est articulée autour des trois thèmes suivants:

a) Conjoncture : Après un net rebond du commerce de gros bâtiment, inquiétude sur les nouvelles ouvertures de chantiers d’ici la fin d’année. Fortes attentes autour du volet rénovation thermique du plan de relance. Néanmoins, optimisme prudent sur les résultats en fin d’année.

Sur la partie alimentaire et notamment sur le volet restauration commerciale et restauration collective, profonde inquiétude face aux prévisions de commandes, notamment dans le public (collèges et lycées) : absence notoires de précommandes dans la restauration scolaire. Sur la restauration privée, le télétravail étant favorisé dans les protocoles sanitaires, les entreprises s’attendent à une rentrée difficile.

Le secteur de l’évènementiel étant quasiment à l’arrêt, les secteurs de l’alimentaire, des boissons, du textile, de la publicité par l’objet, des fleurs et plantes…. souffrent. Idem pour celui de la distribution automatique, très impacté par les conséquences des mesures sanitaires et une forme de défiance en entreprise autour de l’utilisation des machines.

b) Fiscalité : Les entreprises ont enregistré avec satisfaction la baisse des impôts de production pour 2021 annoncé par le Premier Ministre, notamment au niveau de la fiscalité locale, dans le cadre du plan de relance. Cette baisse d’imposition est bienvenue, mais la problématique de la fiscalité des bâtiments logistiques reste entière au regard  de la requalification d’entrepôts du commerce de gros en immobilisations industrielles, faute d’une définition claire qui fait toujours défaut.

c) Règlementation étiquetage des produits alimentaires notamment au niveau des DDM : Compte tenu de la conjoncture, l’écoulement des stocks est très lent plus le temps passe, plus le télétravail se maintient, plus les stocks de denrées à DDM dépassées non écoulés grossissent et s’accumulent… Cette mesure touche les grossistes alimentaires notamment les GASC et les grossistes approvisionnant la distribution automatique sur les lieux publics ou dans les entreprises.

Coordonnées

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