24septembre2021

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Conjoncture : situation des commerces de gros au 1er janvier 2021 et bilan 2020

conjoncture covidSur l'année 2020, le commerce de gros le plus spécialisé dans l’approvisionnement des cafés, hôtels, restaurants et de l’évènementiel, constate une perte moyenne de 30 à 40% de chiffre d’affaires. Sans perspective de reprise, ce sont désormais les fonds propres qui sont engagés dans un nombre croissant de cas.

 Cette note de conjoncture fait apparaître deux réalités bien différentes au sein du secteur du commerce de gros :

  • D’un côté, les grossistes approvisionnant les secteurs fermés administrativement ou de fait, pour lesquels la crise s’installe dans la durée, avec une perte moyenne, dans l’alimentaire comme dans le non-alimentaire spécialisé, de l’ordre de 30 à 40% en moyenne sur l’année 2020 et une absence totale de visibilité sur 2021.  Hors PGE et chômage partiel, les entreprises peinent à mobiliser les aides économiques mises en place par le gouvernement (fonds de solidarité, exonérations de charges) du fait de critères d’éligibilité trop restrictifs (perte de chiffre d’affaires, plafonds salariaux, période de référence…). On évalue ainsi à moins de 15%, le nombre d’entreprises ayant pu les mobiliser. L’effet de ciseau provoqué par l’importance croisée de la baisse d’activité et des charges fixes pèse désormais sur les fonds propres de nombreuses entreprises et les conduisent à des arbitrages, notamment sur le terrain de l’emploi, qui avaient été, jusqu’à présent, différés. Le besoin d’un accompagnement renforcé est ici plus que jamais nécessaire.
    L’ampleur des difficultés rend nécessaire un ajustement des dispositifs d’aides en privilégiant, à notre sens, les axes de travail suivants :
  1. Concernant les entreprises les plus en souffrance de la liste S1bis, un alignement de leur accompagnement sur celui de la liste S1 en matière d’exonérations de charges ;
  2. Concernant ces dernières, un relèvement du plafond salarial au-delà de 250 salariés afin de traiter le cas des entreprises de taille intermédiaire (ETI), et un réexamen du seuil de perte de chiffre d’affaires ;
  3. Concernant le fonds de solidarité renforcé, un abaissement du nouveau seuil de 70%, afin de rendre le dispositif plus inclusif ;
  4. Une prise en compte, dans le cadre de la nouvelle aide exceptionnelle aux charges fixes, du cas du commerce de gros, compte tenu de leur importance dans le secteur.
  • De l’autre, les grossistes positionnés à l’amont de secteurs redevenus dynamiques après la levée du premier confinement, dont l’activité est largement revenue à bonne fortune. Que ce soit dans le bâtiment ou dans la pièce détachée automobile, l’année 2020 s’est terminée sur un repli mesuré, de l’ordre de -3 à -7%. Si le contexte pèse sur le moral des entrepreneurs et si des inquiétudes existent sur la solidité financière de certains segments de clientèle, notamment artisanale, ayant mobilisé les PGE, c’est néanmoins avec un optimisme prudent qu’est abordé 2021, tempéré par une commande publique et industrielle atone et des difficultés persistantes, dans le bâtiment, concernant les gros chantiers. Ici, les attentes se positionnent clairement du côté du plan de relance dont un effet d’entraînement de l’activité est espéré. Son volet « rénovation énergétique » suscite, en particulier, de fortes attentes.

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